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Léa Marchetti, la lumière posée à plat

Léa Marchetti, la lumière posée à plat

Dans son atelier lyonnais, Léa Marchetti travaille la lumière comme d’autres travaillent la matière. Ses toiles, faites d’aplats francs et de transparences superposées, oscillent entre paysage intérieur et abstraction. Rencontre avec l’artiste derrière l’Atelier Lumen.

Un atelier tourné vers la fenêtre

L’Atelier Lumen occupe une pièce haute de plafond, ouverte sur une cour. Léa Marchetti y a installé ses chevalets face à la fenêtre, et ce n’est pas un hasard. Elle observe la manière dont la lumière traverse la pièce au fil de la journée, découpe des zones, efface des contours. Ce sont ces passages, plus que les objets eux-mêmes, qui nourrissent sa peinture.

Elle commence souvent par de petites études sur papier, rapides, presque des notes. Une bande claire sur un mur, l’ombre d’un châssis, la couleur d’un sol en fin d’après-midi. Ces carnets deviennent ensuite la matière première de toiles plus grandes, où le motif d’origine finit parfois par disparaître.

L’aplat comme langage

Ce qui frappe d’abord devant ses tableaux, c’est la netteté des surfaces. Léa Marchetti pose la couleur en aplats, sans effet de brosse appuyé, en cherchant une étendue calme. Puis elle revient par couches légères, très diluées, qui laissent voir ce qui se trouve dessous. La lumière ne vient pas d’un point blanc posé à la fin : elle naît de la rencontre entre ces couches.

« Je ne peins pas la lumière qui tombe sur les choses. J’essaie de peindre la lumière comme une chose, avec un bord, une épaisseur, une place dans le tableau. »

Ce travail demande de la patience. Chaque transparence doit sécher avant la suivante, et une erreur de ton se voit immédiatement. L’artiste reconnaît volontiers que certaines toiles restent des semaines sur le mur de l’atelier avant qu’elle ne décide qu’elles sont terminées.

Entre paysage intérieur et abstraction

On pourrait ranger ses œuvres du côté de l’abstraction. Elle préfère parler de paysages intérieurs. On y devine parfois un horizon, une fenêtre, une pièce vide, mais rien n’est décrit. Le regard est invité à habiter un espace plutôt qu’à reconnaître un lieu.

Cette ambiguïté fait la force de ses toiles dans un intérieur. Elles changent avec l’éclairage de la pièce, plus denses le soir, plus ouvertes en plein jour. Plusieurs collectionneurs lui ont confié redécouvrir leur tableau à chaque saison.

Ce que l’on trouve sur son atelier en ligne

Sur Art Enjoy, l’Atelier Lumen présente une sélection de toiles originales de différents formats, ainsi que quelques études sur papier. Chaque fiche précise les dimensions, la technique et les modes de remise proposés. Pour les grands formats, Léa Marchetti propose volontiers le retrait à l’atelier, l’occasion de voir l’œuvre à la lumière qui l’a vue naître.

  • Peinture acrylique et huile, aplats et glacis ;
  • études sur papier, pièces uniques ;
  • retrait à l’atelier possible à Lyon, ou envoi par transporteur.

Une peinture qui ne cherche pas à impressionner, mais à durer dans le regard.