Jeanne Okafor compose avec la lumière du jour
Un mur ocre coupé par une ombre, un escalier bleu, un rideau traversé de soleil. Jeanne Okafor ne photographie pas des scènes, elle compose des images. Depuis Bordeaux, la fondatrice de la Maison Prisme fait de la lumière naturelle et de la couleur graphique les deux piliers de son travail.
Regarder avant de photographier
Jeanne Okafor marche beaucoup. Elle repère des lieux, revient à différentes heures, attend que la lumière dessine ce qu’elle a imaginé. Elle ne travaille qu’en lumière naturelle, sans flash ni éclairage d’appoint. Cette contrainte, qu’elle s’est imposée très tôt, structure toute sa pratique.
Le résultat est trompeur de simplicité. Ses images semblent saisies au vol, alors qu’elles sont souvent le fruit de plusieurs visites au même endroit. Une ombre doit tomber exactement sur une arête, une couleur doit occuper la bonne portion du cadre. Elle parle volontiers de rendez-vous avec la lumière.
Ses carnets de repérage sont remplis de croquis rapides, d’heures notées, d’orientations de façades. Bordeaux, avec ses pierres claires et ses ciels changeants, lui offre un terrain de jeu inépuisable. Mais elle aime aussi partir ailleurs, dans des villes qu’elle ne connaît pas, pour retrouver le regard neuf du premier jour.
La photographie comme composition graphique
Ce qui rapproche son travail de la peinture ou de l’affiche, c’est le soin apporté à la composition. Lignes, aplats, contrastes : chaque image est construite comme une page. Le sujet compte moins que l’organisation des formes et des couleurs dans le rectangle.
« Je cherche le moment où une rue devient une image abstraite, sans cesser d’être une rue. C’est un équilibre très fragile, il tient parfois à quelques minutes. »
Cette approche donne à ses photographies une grande force décorative au sens noble du terme. Elles structurent un mur, dialoguent avec un mobilier, apportent une couleur franche dans une pièce.
Une artiste numérique aussi
Jeanne Okafor se définit également comme artiste numérique. Certaines de ses séries prolongent la photographie par un travail de recomposition à l’écran : des fragments sont isolés, répétés, réassemblés. Elle ne cherche pas l’effet spectaculaire, plutôt une manière d’aller plus loin dans la logique graphique de ses prises de vue.
Ces deux versants de son travail se répondent. Les images directes gardent la trace d’un lieu et d’un instant ; les compositions numériques en extraient une sorte de vocabulaire de formes. Présentées ensemble, elles racontent une même façon de regarder.
Ses œuvres sur Art Enjoy
Sur son atelier en ligne, la Maison Prisme propose des tirages en exemplaires numérotés et signés, dans différents formats. Chaque fiche précise le support, le nombre d’exemplaires de l’édition et les dimensions, pour que l’acheteur sache exactement ce qu’il acquiert.
- Photographies en lumière naturelle, couleurs graphiques ;
- créations numériques issues de ses prises de vue ;
- tirages numérotés et signés, envoyés par transporteur ou à retirer à Bordeaux.
Des images claires et construites, qui donnent envie de regarder autrement les rues que l’on traverse chaque jour.





