Inès Barral, de la chambre noire aux murs de la ville
Elle a appris la photographie dans l’odeur des bains de révélateur, et la peinture une bombe à la main. Aujourd’hui, Inès Barral réunit ces deux histoires dans le travail de Halo Studio, à Toulouse : des tirages pigmentaires signés et numérotés qui gardent l’énergie du mur.
La chambre noire comme école
Tout a commencé par l’argentique. Inès Barral a passé des heures sous la lumière rouge d’un laboratoire, à apprendre la patience du développement et la précision du tirage. Elle en a gardé une exigence presque artisanale : une image n’est pas terminée tant qu’elle n’existe pas sur papier, avec la bonne densité, le bon noir, la bonne marge.
Même si elle travaille aujourd’hui en numérique, cette culture du tirage reste au cœur de sa pratique. Elle suit chaque impression de près, choisit ses papiers avec soin et refuse de livrer une œuvre qui ne correspondrait pas exactement à ce qu’elle a en tête.
Le mur, l’autre atelier
En parallèle, Inès Barral peint. Le graffiti et le street art ont été pour elle une autre forme d’apprentissage : travailler grand, vite, à l’échelle du corps, accepter l’imprévu d’une surface rugueuse. Elle parle du mur comme d’un deuxième atelier, plus exposé, plus brut.
« Le labo m’a appris la lenteur, le mur m’a appris le geste. Mes images d’aujourd’hui, c’est un peu les deux qui se parlent. »
Ces deux univers se croisent désormais dans ses œuvres. Certaines photographies saisissent des textures urbaines, des couches d’affiches arrachées, des traces de peinture. D’autres sont des compositions numériques où ses propres tracés graffés rencontrent des fragments photographiques.
Elle tient à ce que cette énergie ne se perde pas en passant à l’intérieur. Les couleurs restent vives, les contrastes francs, les compositions souvent décentrées. Une manière de garder le souvenir du mur, de son échelle et de sa liberté, dans un format que l’on peut accrocher chez soi.
Le tirage pigmentaire, signé et numéroté
Pour faire passer ces images du mur ou de l’écran à votre intérieur, Inès Barral a choisi le tirage pigmentaire. Elle apprécie sa profondeur de couleur et sa bonne tenue dans le temps. Chaque tirage est réalisé en édition limitée, signé et numéroté à la main.
Elle insiste sur ce point : le numéro n’est pas un détail. Il garantit à l’acheteur la rareté de l’œuvre et inscrit chaque exemplaire dans une série clairement définie. Le nombre total d’exemplaires est indiqué sur chaque fiche, sans ambiguïté.
Halo Studio sur Art Enjoy
Sur son atelier en ligne, Halo Studio présente plusieurs séries, de la photographie urbaine aux compositions numériques les plus graphiques. Les formats varient, des petites pièces faciles à accrocher aux tirages de grande dimension qui prennent toute leur ampleur sur un mur dégagé.
- Photographie, création numérique, influences street art ;
- tirages pigmentaires en édition limitée, signés et numérotés ;
- envoi soigné par transporteur, ou retrait à l’atelier à Toulouse.
Des images nerveuses et précises à la fois, qui font entrer un peu de la rue dans la maison sans jamais perdre l’exigence du tirage.





